Nous voila partis en direction de l'ile du sud pour deux longues semaines... Bye, bye Auckland, Christchurch be ready, here we are !!! Et ce fut fou, fou, fou, c'est moi qui vous le dis !
Arrivée à l'aéroport d'Auckland pour prendre l'avion pour Christchurch, principale ville de l'ile du sud, grande de 400 000 habitants à peu près.
Nous devions partir à deux : Carole et moi et retrouver notre premier ami du Tiers Monde, Olivier (en fait à l'iep avec nous), à Christchurch. Finalement, nous sommes partis à trois, avec Maike, un Italiano-Brésilien (mais oui les meufs j'ai son numéro, quand même !), encore plus tiers mondiste que l'officiel coréen donc, rencontré deux jours plus tôt au cours d'une folle soirée arrosée dans un bar d'Auckland, par l'intermédiaire d'un Espagnol, lui même rencontré quelques jours plus tôt par Carole au cours d'un week end à Rotorua par l'intermédiaire d'une estonienne cette fois. Qui a dit que la mondialisation était compliquée à suivre ? Comme je suis compréhensive, je ne vous expliquerai pas que l'estonienne a elle même été mise en contact avec Carole, par l'intermédiaire de Marie Laure, la française, mariée à un sud africain, chez qui je vis, qui l'avait elle-même rencontré à son cours de japonais. La mondialisation c'est beau, la mondialisation, c'est la vie et surtout, ça me permet de faire le tri entre mes lecteurs les plus vaillants.
Décidément, ce post s'annonce lonnnnnng, j'en suis sincèrement désolée pour vous tous !
Je disais donc, avant cette légère digression, que nous nous sommes envolés à trois pour l'Église du Christ (vous pouvez apprécier la traduction simultanée pour les non anglophones), avec deux compagnons hilares, oscillant entre le foutage de gueule et la tentative de rassurer une de nous, dont on taira le nom par courtoisie, légèrement stressée à l'idée de prendre l'avion une nouvelle fois pour un trajet qui devait bien durer 55 minutes quand même. Courageusement, étant donné la durée du vol, elle n'avait cette fois pas jugé utile de s'enquiller sa boite de xanax avant d'embarquer. Cependant, elle se sentit quand même obligée d'envoyer ces derniers textos, juste par précaution, hein, on ne sait jamais : "Maman, je prends l'avion pour chch là, je vais donc surement ne jamais arriver, je vous aime." "Pieter, je prends l'avion là donc adieu. Je t'aime".
Mais finalement, après avoir broyée la main de Carole à l'embarquement et rigolé aux blagues de Maike, qui se rappelait un sketch de Gad Elmaleh dans lequel il explique que les hôtesses, lorsqu'elles montrent les issues de secours au moment du briefing de sécurité pensent en fait intérieurement "alors devant, vous êtes tous morts, au milieu, tous morts, et au fond pareil, tous morts", je (parce que écrire à la troisième personne, ça va un moment hein, mais après faut au moins s'appeler Alain Delon pour se le permettre), j' plus exactement, j'arrivai donc saine et sauve, de façon tout miraculeuse, sur la piste de l'aéroport de Chch. Ainsi que mes compagnons, il faut le préciser.
Bref tout revigorés d'avoir survécu à une mort pourtant certaine, après un rapide tour au backpacker où nous devions passer la nuit, nous décidâmes d'aller manger une pizza dans un resto au bord de la rivière en attendant notre cher Oliv'.
Par empathie, je passe sur le dilemme burger/pizza, le mauvais choix de commande du brésilien, qui n'avait plus été dans un resto depuis longtemps étant donné sa situation sociale tiers mondiste pour en arriver à la partie "blonde" de l'histoire.
Retour au backpacker. La chinoise incompréhensible et non anglophone à l'entrée nous revoit passer, sait qu'on attend notre ami puisqu'on a déjà payé son lit. Cette précision apparaît certes superflue à ce stade du récit. Mais faites moi confiance, ensemble tout devient possible, vous le savez bien non, vous comprendrez plus tard l'intérêt de ce détail.
Notre coréen national (né à Rouen ne l'oublions pas) doit nous rejoindre aux alentours de 1h du matin. Il a tout, l'adresse, les numéros de téléphone, même celui pour commander la shuttle de l'aéroport au backpack. Il est 23h on l'attend dans la salle de télé devant Queen Elizabeth, un passionnant soap opera (soporifique, dirait les rigolos) sur sa majesté Lizbeth du temps des guerres de religion. On s'endort, on attend, le temps passe, on se rendort, il ne devrait plus tarder, on va faire un tour, on va guetter, on se rendort, on voit la chinoise, elle aussi, on retourne voir Elizabeth, on s'endort encore, on ressort, la chinoise le sait bien de toute façon, elle va le lui dire, on lui sourit d'ailleurs, ah tiens il y a cette femme qui parle avec son copain sur skype, ah un nouveau venu dans la salle télé " 'R U doin guys ?", bon ben s'il est pas ricain c'est bien imité, puis on se rendort encore, on est fatigués, puis encore un tour, puis on mate un peu la Queen aussi, d'ailleurs depuis le temps qu'on l'attend le coréen, ça a changé on est maintenant passé à "Prince William" et son adolescence difficile liée à un putain de tunnel parisien et à une horde de paparazzi affamés et aux abois, encore un film d'auteur avec un épais scénario, puis on retourne chercher le Coréen, on demande aux Jap' s'ils ont pas vus leur cousin et toujours cette chinoise... A 3h, on est très inquiet. Même la Chinoise est partie. Heureusement qu'on a réussi à mettre un bâton pour tenir la porte ouverte. On voudrait pas que l'avion se soit écrasé quand même. Le nôtre a certes résisté mais la majorité n'a pas cette chance, on le sait bien. Alors on appelle le Canada en direct live à 8h du mat' heure d'Ottawa et après a soirée de la veille, il nous en veut un peu le Canada de le réveiller pour lui demander de checker sur Internet (qu'on n'a pas) les vols arrivant d'Australie à ChCh aux alentours de 00h30, surtout qu'on ne connait pas la compagnie, encore moins le numéro de vol et qu'on est même pas sûr de la ville de départ. On appelle l'aéroport de ChCh pour qu'il fasse un last call, on apprend à cette occasion qu'il est fermé la nuit, ouille ouille, c'est qu'il fait plus chaud la nuit en avril, quand on a la tête en bas, mais tous les vols prévus sont bien arrivés, nous dit-on, alors dans une dernière conjecture, on se dit qu'avec tout ce décalage horaire et cie, on a dû se tromper de jour, surtout autour de minuit, alors on appelle la maison du Recherché (pourrait-on dire du Désiré même) et là, on tombe sur sa coloc' française qui nous apprend à 2h du mat', heure de Canberra, qu'on ne peut pas parler à Olivier "parce qu'il est parti en Nouvelle Zélande". Ah bon ? Bon. 4h du mat'.
On se dit qu'il doit y avoir une explication logique, c'est certain, mais que là, il est un peu tard pour la chercher et qu'on ne peut pas vraiment en faire plus de toute façon. Donc on décide d'aller se coucher, Carole et moi dans la chambre 25, avec le lit vide de l'Attendu et Maike dans la 27. Puis là, parce qu'on a quand même un sens de l'humour à toutes épreuves, on lui dit en rigolant, "vérifie quand même dans ton lit qu'il n'y est pas un coréen qui s'y soit couché."
Puis, sans rire cette fois, il revient le Maike, pas très fier et nous dit : "les filles y'a vraiment un chinois dans mon lit, je vous jure, venez voir". Là, fou rire général, on va checker, juste pour la forme, parce que les Asisatiques en Nouvelle Zélande, on en trouve autant que les puces sur un chien. Mais à ce moment précis, ô surprise ultime, est-ce qu'on ne voit pas ce salopard d'Oliv' gentillement endormi, dans le lit de Maike, avec un sourire béat de bébé sur ces jaunes lèvres. Là, ni une, ni deux, on le réveille, non mais dis donc, c'est pas qu'on l'attend depuis 3h non plus. Par la même occasion, nos éclats de rire réveillent l'ensemble de la chambrée et nous devenons les trois personnes les plus détestées de tout le Backpacker (et ça c'est pas drôle).
Bref, on explique l'affaire à l'Oliv' et il apparaît bien vite que toute cette histoire n'est en fait dûe qu'à l'incompétence manifeste de La Chinoise de l'entrée qui lui a dit à son arrivée :"oh, ils sont dans la chambre 25". Le malheureux Olivier se croyant seul, abandonné, pendant que nous étions partis dormir comme des Jafars, est donc gentiment allés se coucher à 1h, juste après avoir fait un petit tour dans le Backpack et notamment vu la femme qui parlait à son copain sur Skype !!!
Est-ce qu'on se sent ridicules un peu ? Oui, mais on est soulagés et heureux, avec un départ comme celui-ci, les vacances qui s'annoncent ne peuvent qu'être tonitruantes et inoubliables.
Parce qu'en avion, collée contre Carole, j'ai appris que regarder par le hublot, ça me calme et surtout m'occupe. Coucher de soleil rougeoyant sur les Southern Alpes, vu du ciel comme dirait Yann.
La même et l'avion ne semble toujours pas parti pour s'écraser, rassurée...
A suivre...

2 commentaires:
EXCELLENTISSIME cet article, vite vite la suite
Je suis assez d'accord, c'est ou la suite?
J'ai surtout adoré comment la chinoise, dont j'ai jamais entendu parler avant, a prise toute la responsabilité de vos conneries :p
D'aileurs, est-ce que toutes les Inuits mignones sont émigrées du Canada à la NZ ?? Ici y'en a pas de si belles hein (et non, pas de sarcas(os)me là)
PS: On va parler encore de la façon qu'on' leur a bien montré comment 'on' les aime... ;)
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