samedi 31 janvier 2009

Oui mais...

Oui la Nouvelle Zélande c'est bien, c'est nouveau, c'est beau, c'est l'été, c'est les vacances...
Mais, en Nouvelle Zélande, y'a pas vous. Voilà et ça "it sucks" comme on dit ici.

Y'a pas Papa/Maman pour préparer le poulet/frites du dimanche et écouter gémir leurs aïeux fatigués par la vie. Y'a même plus les deux Nog', qu'ont délaissé le radeau pour les beaux yeux de très belles personnes.

Y'a pas ma légendaire et inénarrable coloc'chouette d'Arnaud Ben, y'a pas ses états d'âmes et ses questions existentielles qui me donnent l'impression d'être importante, au moins pour elle. Y'a pas nos délires, nos "taillages" sur les dernières photos Facebook de telle lointaine connaissance qu'on n'a jamais pu sacquer mais avec qui on est quand même "amies", juste pour pouvoir faire ça !

Y'a pas les sans souci, les vendredis soirs Industrie à refaire le monde après une répé laborieuse et à rigoler à en avoir mal au ventre en se disant que c'est vraiment une ville de merde mais que quand même, qu'est ce qu'on l'aime.
Y'a pas le Grand Chef qu'on essaye de convaincre de rester et qui doit partir cent fois mais revient cent cinquante.

Y'a pas mes trois chéries de l'Iep, ni les Trashs, ils sont tous occupés à profiter de leur mobilité chacun de leur petit bout du monde. Et comme ils ont raison, les bougres.

Y'a pas les autres, les "vieux" amis, ce qu'on voit moins mais qui sont là, toujours, prêts, qu'on appellera quand on sera triste ou heureux, ceux sur qui le temps ne peut pas grand chose, tant le reste est solide.

Il n'y a plus le clan d'Evelyn/Lees et leur private jokes communicatives avec qui "on s'enc... allez, allez, allez, allez, allez" à toutes les soirées.
Il n'y a même plus Nelson, nos voisins chéris, leur ambiance grande famille, leurs crumbles somptueux et leurs petites frimousses qu'on en mangerait.
Même le Henderson du Ch'Nord n'est plus là. Fini d'entendre cent fois les même histoires racontées à chaque soirée et de se moquer d'une maîtrise du Français, pourtant langue maternelle, quelquefois hasardeuse. Finies aussi les blagues graveleuses, sur la santé de Cléo, la petite chatte au poil soyeux.
Finies les batailles dans la neige et les organisations de soirées diaboliques avec la petite bretonne devenue 120tiste.
Puis y'a plus la voisine de Goulburn, et son coloc' rouquin/montpellierain, avec qui l'on aime parler de tout, de tant, si bien.

Y'a même plus la Parisienne boulimique, la demie-coloc', pour venir goûter tous nos plats et négocier des commandes gratuites chez Pizza Pizza. Puis il n'y a plus mon fils, le blondinet messianique, pour faire des blagues douteuses sur la hiérarchie des races humaines et chanter l'Eté Indien à en donner des frissons à Joe lui même, du haut de sa colline et du fond de son tombeau. Il n'y a plus l'autre fils nantais non plus, qu'est débordé de mails, de TP, de Chinois, de cours, de "coups". Puis y'a même plus la petite Britannique qui dit "hello" toujours avec sa même petite voix et qui se marre de toutes les conneries des autres zouaves, pleine de bienveillance.

Il n'y a surtout plus toi, pour juste me regarder avec ces yeux si doux, les seuls qui en un instant peuvent me redonner ce sourire, que ce soir je n'ai plus.

...............................



Je vais bien. Ce soir, juste un peu moins que d'habitude. Et j'ai besoin de l'écrire. C'est mon blog après tout quand même, merde. Auckland est délicieuse, je vais m'y sentir bien, soyez sans crainte.

A vous tous merci, juste d'être là dans mon petit esprit pour adoucir des moments comme ceux là.

Je vous aime, surtout toi.

vendredi 30 janvier 2009

Où l'on découvre de plus en plus...

Bon, il faut que je vous explique. J'ai Internet, ça oui, mais apparemment avec une quantité limitée de téléchargements autorisée. Donc là, il rame graaaaavos le pépére. Ce qui signifie qu'il me faut, sans mentir, au moins 30 min pour télécharger UNE photo sur ce fichu blog. Mais ça devrait aller mieux le premier (1st), l'abonnement recommence ! Donc, vous devrez patienter, la langue pendante et les poils hérissés, j'en ai bien conscience, avant de pouvoir baver de jalousies devant mes magnifiques photos de Piha Beach, antre des surfeurs et des noyés, de mon beau quartier ensoleillé, d'Auckland downtown, la Magnifique, des Waitakere Ranges et de Mount Eden... Dur, je sais. Mais c'est la crise les enfants, j'y peux rien moi, allez manifester si vous êtes pas contents.

Mais bon, comme quand même je suis sympa, je vais vous faire sous forme de liste non exhaustive un petit portrait de ce qui d'ores et déjà me plait, m'amuse ou me débecte dans ce pays si fou et si loin de tout le reste du monde !!! Notez que j'avais fait la même chose pour la belle Ottawa à ses débuts, les fidèles pourront comparer ou aussi n'en avoir strictement rien à secouer !

Ce qui ne me plait pas trop en NZ, c'est que :

- ils conduisent à gauche ces espèces de faux britanniques. Je risque donc de me faire écraser à chaque coin de rue en ne regardant systématiquement pas du bon côté. En plus, ils conduisent comme des fous. Du coup, je suis obligée d'attendre bien sagement que le petit bonhomme passe au vert pour traverser en toute tranquilité sans me demander si un pick up maori ne va pas m'écraser dans un tournant. Me voilà donc obligée de faillir à la réputation du français selon laquelle "il traverse où il veut, quand il veut et comme il veut", nan mais attends, on est français, tsais.
- ils comprennent jamais rien à mon anglais avec leur vieil accent bizarre (ben oui parce que c'est eux hein forcément, ça ne peut pas être moi). Le pire c'est quand j'achète mon billet de train pour rentrer chez moi à Sunnyvale, c'est une lutte de deux ou trois minutes pour que le Paki au comptoir daigne comprendre ma destination. Puis aussi, cet accent change tous les mots habituels, que je commençaient doucement à maitriser : ils disent "mondaye, tuesdaye..." et comptent "one, two, three, four, five, sex". Remarquez qu'avec des lubriques pareils, on va pas s'ennuyer pendant 6 mois !
- la NZ soit pleine de touristes asiatiques. Enfin, en soi, c'est pas grave. Ce qui l'est plus c'est quand ils se donnent tous rdv au Mont Eden en même temps que moi pour y observer le superbe point de vue sur la ville et qu'ils se sentent obligés de communiquer très forts leur joie aux membres de leur famille par des cris oscillant entre le gémissement et le jappement en prenant des photos SYSTEMATIQUEMENT aux meilleurs endroits d'observation pendant au moins 5 min, parce que les Japonais, c'est eux qui les fabriquet les appareils, alors leurs photos, ils les cadrent, attention. Ce que j'aime encore moins, c'est quand carrément un de ces enfants asiatiques se sent obligés d'hurler sa surprise et son contentement de caresser des vaches kiwies sur la pente nord du cratère du mont Eden, pendant que toute sa charmante famille redescend par le coté sud. Ca donne quelque chose d'aussi agréable que ça : "rhooooooooooooooooooomé, haraaaaaaa,aaaaaaaaaaaaaaaaaa, rééééééééééééééééééé". Bon j'avoue, en fait, c'est totalement de la mauvaise foi que cette retranscription mais il me les a brisées menu cet hyperactif bambin nippon !
- je suis obligée de remonter cette fichue sunnyside road pour rentrer chez moi de la gare. Et sous un soleil de plomb par une belle et chaude fin d'après midi d'été (nous sommes au mois de janvier, rappelons le !), c'est pas toujours marrant.

Mais en fait, il y a quand même beaucoup plus de choses que j'aime ou qui tout du moins me plaisent :
- prendre le train à Sunnyside pour aller au Britomart, centre névralgique des transports en plein coeur d'Auckland, à deux pas du front de mer.
- traverser aux feux verts. Ca c'est la découverte de l'année. A Ottawa, il y avait bien ce feu sur Rideau entre le Rideau Center et The Bay qui émettait des forts bip-bip pour guider les aveugles. Mais ici, c'est beaucoup plus fou. Quand le petit bonhomme est rouge, le feu retransmet des bip-bip relativement doux et espacés. Puis là, il passe au vert et subitement votre vie change. Il se met à faire un bruit de mitraillette israélienne dans la bande de Gaza (l'humour noire, c'est l'influence belge, no worries) : "rho, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou" ! A dire très vite et plusieurs fois d'affilée, c'est presque aussi dur que "je me mouille les coudes, j'ai les coudes mouillés", mais pas aussi drôle c'est vrai. Enfin, bref, on traverse la rue en 2 secondes et demie, en levant les jambes et baissant la tête pour être sûr de ne pas se faire tirer comme un lapin !!! Lors de ma journée à Auckland, j'ai ri à chaque feux verts, même à la fin de la journée, après avoir traversé des dizaines et des dizaines de fois ! A chaque fois, je me disais, allez c'est bon, tu sais comment c'est maintenant, et là : "rho, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou", "ahhh nan, c'est la guerre, vite, vite, cours, cours" ! Incroyable, l'espace d'un instant, jai retrouvé tout l'esprit du paint ball dans la neige !!!
-la végétation luxuriante et tropicale : des palmiers géants, des fougères sur pattes (enfin sur tronc), des fleurs partout...Juste magnifique et indescriptible. Mais les photos vont arriver, je vous le rappelle !
- le soleil quasi quotidien ou du moins la chaleur de ce bel été du mois de janvier.
- les couchers de soleil depuis la maison ou j'habite qui rendent l'horizon orange ou rose et découpent les sommets des Waitakere à la hache.
- la gentillesse des kiwis, toujours souriants et prêts à t'aider.
- les visages des vieux maoris, comme tannés par le temps et qui auraient atteints une certaine sagesse.
- tous les noms de lieux en maori, qui les rendent soient imprononçables soit même illisibles, mais leur donnent un charme certain.
- me dire que là je suis en train de me baigner dans l'Océan Pacifique ou la Mer de Tasmane
- la mentalité kiwie qui semble plus proche de la notre que celle des canadiens : ils vendent de l'alcool dans les petites supérettes, sifflent les filles dans la rue et conduisent comme des jobards (oui je sais, en haut, j'ai dit que j'aimais pas, mais souvent, femme varie).
- préparer notre road trip de mars en nous imaginant les cheveux au vent dans notre van hippie, mangeant les truites qu'on aura pêché l'après midi en regardant le soleil se coucher dans le plus beau pays du monde...

Must be continued...

Love

samedi 24 janvier 2009

Auckland, le début, tout doucement...

Alors voilà. Je suis à Auckland, NZ et c'est un peu fou en soi d'être pile poil à l'opposé de la France et d'avoir trop chaud au mois de janvier.

J'habite pour l'instant chez des gens très sympas. La mère travaille dans l'école où je vais faire mon stage et a un mari Sud Africain et deux enfants qui vont dans la dite école.

Ils ont une maison hyper cool avec un beau jardin et une vue de fou sur les montagnes environnantes. Malheureusement, et c'est le seul hic, ils habitent à 12km du centre d'Auckland. Et dans cette ville, les transports en commun ont l'air très très peu bien organisés. Pour aller dans le downtown, il me faut prendre un train, qui s'arrête tout près de la maison, qui met...1h15 pour faire les 12km ! Peut-être il y va en reculant ! Qui sait.

Tout ça pour dire que je n'ai pas encore trop visité du coup. Mais bon, j'ai encore du temps. Parce qu'en fait, j'ai l'impression d'être là depuis une éternité mais ça ne fait que quatre jours !

Mais, comme Kerr et Marie Laure sont vraiment trop sympas, ils font plein de sorties et me proposent d'aller avec eux. Je vois donc du pays quand même.

Et aussi, j'ai acheté un appareil photo ! Enfin ! Donc (quand je ne l'oublie pas, comme aujourd'hui à Piha Beach, pourtant splendide), je peux enfin me faire plaisir et mitrailler !


Auckland, ça ressemble à ça ! Vue du périph', la plus proche et la plus belle. Je ne connais donc pas encore ce coin là, qui est le véritable centre. En fait, Auckland est une ville extrêmement étendue, pleine de maisons d'habitation avec de relativement grands jardins mais a un tout petit centre ville.

Le quartier de Ponsonby, celui où se trouve l'école et qui est réputé pour être le plus animé de la ville. Cette photo est prise d'une maison (magnifique) dans le but un peu incertain, je vous l'accorde, de vous montrer la végétation luxuriante de cette île. Je ne sais pas si c'est parce que je n'ai plus vu de l'herbe et des feuilles depuis deux mois, mais je trouve que le nombre d'arbres, arbustes, fleurs et autres massifs est impressionnant. Surtout quand on les trouve dans les quartiers résidentiels. Ca ressemble un peu à la Côte d'Azur en fait. Beaucoup de ces essences nous sont familières, sauf que c'est beaucoup plus beau (et qu'il semblerait qu'on y trouve moins de cons, de millionnaires m'as-tu-vu et de blondasses peroxydées,mais ce jugement n'engage évidemment que moi) !

La même

Un aperçu du coucher de soleil qu'on a de la maison ! Juste magnifique, on est sur les hauteurs et à l'ouest, un moment assez exceptionnel à chaque fois.

Journée plage dès le deuxième jour avec un sacré paquet des mères de l'école et tous les enfants, mes futurs élèves !!!

Takapuna Beach or something close to this ! Les Kiwis (c'est plus simple que de toujours écrire Néo-Zélandais et ça fait plus expat' intégré au pays !) sont très respectueux des premiers peuples présents sur l'île à savoir les fameux Maoris, eux même descendants de navigateurs polynésiens. Du coup, ils ont conservé une bonne part des noms d'origine pour tous les lieux, qu'ils mâtinent d'un léger accent anglo saxon. Ces noms sont donc rarement prononçables et même seulement lisibles ! Mais ils sont d'une grande classe, toujours en lien avec un esprit quelconque qui a fait un truc extraordainire. Mais la majorité du temps, je serai incapable de vous les redire !!!

Au loin, les voiliers, très nombreux en ce beau samedi d'été, particulièrement représentatifs d'Auckland, ville de la voile. Au premier plan, plusieurs des adorables bamabins dont je vais avoir la charge !

Des mini vagues et même pas un surfer ! C'est une plage protégée et familiale.

Des falaises avec des maisons de ouf-guedins dessus et au loin un drapeau kiwi qui flotte au vent !

Une petite ile au-nom-Maori-que-j'ai-donc-oublié (on pourrait trouver une abréviation pour cette expression, vue le nombre de fois où je risque de l'employer) née d'une éruption volcanique, au large de notre plage. Toujours les charmants bambins qui s'amusent !

Nothing to add, I think !

Toujours des arbres incroyables, Marion, comme tu serais folle !!!

La plage du Pacifique, juste superbe !




La maison enfin, la vue de ma chambre précisément ! Plutôt pas mal, je trouve !

Voilà, d'autres photos du quartier, de Piha Beach où j'étais aujourd'hui et de ce magnifique pays dans un prochain message. Et d'ici là, portez vous bien !!!

La fin, la suite et le début ou l'éternel recommencement de la mobilité

Bon après ce court post presque "foutagedegueulesque", tellement il servait à rien, des nouvelles, des vraies !

Alors voilà, Ottawa s'est bel et bien terminé. Il a bel et bien fallu en partir. Dire que ça était dur ne serait pas suffisant ou serait une fort bien jolie litote. Ça était pire que ça. Déchirant, encore et toujours. Six mois plus tard, nouvelles personnes, nouveaux lieux, nouveau contexte, toujours des pleurs. Comme si rien ne changeait vraiment jamais complètement. Cette idée semble aussi rassurante qu'elle fait peur.

Bref, peur panique dans l'avion toujours, turbulences tout le voyage ce qui ne facilite pas les choses, discussion en anglais avec mon voisin canadien d'Ottawa pendant les deux dernières heures, à qui j'arrive à faire promettre qu'on ne va pas s'écraser aujourd'hui...et finalement Paris.

Paris, tout blanc sous une fine couche de neige, j'ai bien cru un temps que le pilote m'avait fait une surprise : demi tour dans la nuit et retour à Montréal.

Mais une fois à CDG, plus de doute, c'est bien la France ! Les gens parlent forts, ne connaissent pas le concept de la "line" pour acheter un café, faut jouer des coudes pour être servi, c'est la guerre, y'a des militaires avec des famas parce que surement Vigipirate s'affole et les douaniers font des blagues lourdaudes. Welcome back. Thanks you really ! I missed it.

Mais ce serait mentir que de dire que j'étais triste. J'étais même plutôt heureuse en fait. De rentrer chez moi, dans mon foutu pays, puis de descendre de cet avion de malheur aussi ! Mais c'était tellement bizarre, je me suis sentie comme une étrangère dans mon propre pays, comme s'il me fallait réapprendre toutes les normes en vigueur. Je n'ai jamais senti d'aussi près le concept de socialisation et de culture comme un ensemble de "filtres et décodeurs", si cher à mon prof de socio canadien ! Mais ce n'était pas si désagréable en fait, juste étrange.

Puis il y a la salle d'embarquement à destination de Toulouse qui se remplit peu à peu de jeunes seniors encore plein d'énergie (et d'argent) rentrant de voyage et qui ponctuent toutes leurs phrases de "putains cons", soupirent, s'exclament, s'énervent, puis embarquent, bien gentiment. Dans l'avion, ça lit la Dépêche et ça parle "rugueby", hé. Le papy à côté de moi se sent obligé de dire à sa femme : "ouh, éh bé, on est pas loin des issues de secours, éh, si jamais on doit partireee viteee." Merci pour ce franc parler toulousain, t'sais ! Tout ce dont j'ai besoin dans un avion.

Puis on se pose enfin. Destination finale. Papa/Maman/Nanou. Des retrouvailles. Un hiver que je trouve étonnamment chaud. Deux valises qu'on croyait perdues et qui arrivent enfin. La maison. Les animaux. Comme une sorte de bonheur. Celui de retrouver son chez soi. "Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage ou comme cestui-là qui conquit la toison et puis est retourné, plein d'usages et raisons, vivre entre ses parents le reste de son âge."

Puis la soirée est longue. Elle est remplie de choses mornes qui me donnent mal au coeur : papi/mamies et d'autres plus jolies qui me rappellent à quel point rien ne change vraiment tout à fait et comme on peut toujours compter sur des bases solides : les No Souci et cette répétition du New Year's concert mémorable. Puis la surprise le soir, les quatre irréductibles dans mon salon. Pas cool, encore mieux !!!

Puis il est minuit, on n'a pas dormi depuis bien 30 ou 32 heures maintenant ! Fin du round, on n'arrête les frais. Noir.

Bref le séjour se passe. En contact quotidien (voire octo quotidien) avec Ottawa !
On aime bien dès fois. C'est les vacances, la liberté, comme jamais avant à la même période. Mais dès fois, on a du mal, on se dit que ça valait vraiment pas le coup de revenir, on est rattrapés par des histoires qu'on pensait réglées depuis un moment, on voudrait voir plein de gens qui ne peuvent pas. On s'aperçoit qu'on a changé, mais que le monde autour pas trop. Et ça crée un décalage parfois bizarre. Parfois amusant. Parfois angoissant. Parfois, ça n'en crée pas du tout et ça c'est délicieux.

Les 10 jours passent très vite. Dès fois, je trouve trop, dès fois je trouve trop peu. J'ai reçu mon visa, la veille de mon départ. Je ne me sens pas plus prête à partir que je l'étais fin août. L'angoisse est toujours là. Moins, c'est sûr. Puis à Auckland, j'ai déjà une adresse. Mais c'est juste à l'autre bout de la terre. Et moi les avions j'aime pas trop. Mais bon, il ya "l'ami Xanax", comme dirait Andréaz ! Toulouse-Paris-Séoul-Auckland. Trois jours pour se retrouver la tête en bas et le coeur toujours entre la France et le Canada.

Début d'une nouvelle ère. C'est parti ! Mais ne me parlez plus d'avion pendant au moins 3 mois !

Cool si vous continuez de me suivre dans ce nouveau périple. Attention les yeux, ça va changer complètement. De décors, de vies, d'ambiances. Mais c'est ça qu'est beau, nan ? La diversité. Cette année de mobilité, malgré tout ses défauts, reste quand même sûrement un des plus beaux concepts qu'on n'ait jamais inventé.

Avec amour, je vous envoie du soleil de l'hémisphère sud...

vendredi 23 janvier 2009

Auckland, the new place i live !

Me voila enfin arrivee a Auckland apres un tres bon mais tres long voyage.
Je n'ai pas encore de connnexion en wifi mais ca va venir.
Je vais bien, je donne plus de details dans un prochain post !

plein de bisous

samedi 3 janvier 2009

Les photos de notre Noël into the wild !

Notre chalet, le plus beau du hameau...

La vue de la maison, en fait, c'est un lac gelé !



Le lac toujours et les montagnes environnantes


Le lac encore, notre terrain de jeux !

Coucher de soleil (à 16h) sur lac gelé, welcome to Canada !

On aime les photos dans les deux sens pas de jaloux !!!

Notre balcon

Notre chalet sous la neige

Trois chevreuils qui viennent manger dans les jardins des maisons des voisins. Ils leur laissent des graines de maïs pendant l'hiver. Et les dix, comme dix cons de Français, derrière les baies vitrées à faire coucou aux chevreuils en criant dans un même élan : "ooooooh (arrivée du premier), oooooooooooooooooooooooh (arrivée du deuxième), oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooh (arrivée du troisième) !!!!"
Quand on est cons, on est cons...




Après avoir répondu au Where, voici le Who !
De gauche à droite : Andréaz, Marion, Martin, Guillaume, Clémence, Nicolas, Pierre et JT, plus communément appelés les Surricats Dolls (inside joke) !

Le bonheur du petit-déj tout préparé par ces monsieurs au réveil, avec en prime un rayon de soleil qui traverse les fenêtres et fait scintiller la neige dehors.

Session remise de cadeaux au hasard le 24 au soir. Chacun avait acheté un petit quelque chose offert par tirage au sort à quelqu'un d'autre. Ici, Clém reçoit le fanion des Sens, la fameuse équipe de hockey d'Ottawa.

Là, je ne sais plus, mais ça avait l'air drôle !

Nico reçoit une balle rebondissante pailletée ! Grand cadeau qui nous aura permis de faire un concours de lancer de poids le lendemain sur le lac.

Andréaz a reçu un décapsuleur, le destin n'aurait pu choisir meilleur cadeau !

Et ben pour Guillaume aussi, j'ai oublié ! Mais il a l'air content !!!

JT et son mythique jeu de cartes "os" pour faire des pokers emflammés !

Marion a eu droit à un squirrel au fort strabisme divergent. On hésite encore entre Jean Paul et Dalida pour le prénom !

Et là, les cadeaux triches, ceux qui avaient un destinataire désigné en avance et prévu !
C'est comme ça que j'ai reçu de la part de Martin, dans une superbe caisse de 24 Labatt Blue, une photo de lui avec cette mignonne inscription : "à toi qui a rêvé, rêve ou rêvera de moi" !!! VDM
EN fait, Martin n'avait pas prévu de cadeaux, du coup il a confectionné ça à la dernière minute. Merci Gros, vraiment, ça me touche !!!

Deuxième cadeau perso pour Martin justement, fin imitateur des surricates. Ce sont ces petites bestioles drôles qui ont toujours une petite tête aux aguets. En fait, c'est ce qu'est Timon, le pote de Pumba dans la Roi Lion. Ici, Telus, marque de téléphonie, a fait de cet animal, sa mascotte. Forcément, le cadeau était trouvé pour Martin !!!

- Papa
- oui, mon fils ?
- quel bonheur de se retrouver !!!

Après ça était beaucoup de folies et de fous rire...

... des filles chaudes comme la braise et des hommes à la virilité bien visible...

... des jeux par équipe à n'en plus finir...

... ici Time's up qui consiste à faire deviner les noms des personnages célèbres, que chacun a écrit, à ses partenaires. Au premier tour, on peut dire ce que l'on veut, au deuxième, juste un mot et au troisième, c'est un mime sans parole.
Vous pouvez admirer la meilleure équipe, qui, sans aucun parti-pris, a littérallement fusillé les adversaires, ne leur laissant aucune chance de ne serait-ce que les talonner !!!

Une équipe un peu à la ramasse, il faut bien le dire, qui a pâtit d'un trop plein alcoolique de JT, malgré une belle osmose cousin-cousine !!!

Des jeux encore, à boire cette fois !

Keith's, NOTRE bière !

Le 24, repas de Noël...


... saumon fumé...

5 blocs de foie gras pour 9, la France, tu ne la quittes jamais complétement...

... du mousseux "Forêt Noir du Québec", qui te fait regretter la Blanquette de Limoux (mettez la au frais pour le concert du Nouvel An)...

...mais on trinque quand même hein, on est pas rabat-joie !

Poker de professionnels...

... avec les fameuses cartes os !!!

Un blind test géant qui a mené à une interprétation toute personnelle de "il en faut peu pour être heureux" ! En bas à gauche, vous pouvez voir Guillaume, le rocher, surnommé depuis Roc la Racaille, puis Pierre/Pumba qui s'époumonne à nous dire qu'il faut se satisfaire du nécessaire", Timon le Surricat, j'espère que vous l'aurez tous reconnu et JT l'arbre de la Jungle, dans une imitation toute personnelle mais magistrale !

Deux trappeurs dans la neige...

... des mises en scène toujours aussi réussies ! Ici vous pouvez vous délecter du "Surricate et le Chasseur" !

... mais aussi d'Andréaz le Chevreuil, qui le tient vraiment, mais alors vraiment très bien !!!

"Ouais on a réussi à escalader la montagne, ouais, ouais !!!!"

Pendant ce temps là, je galère encore !!!

Et les garçons se consolent de n'avoir pas trouvé de luge en utilisant leurs propres ressources, leurs corps !!!

Traque de l'orignal pour faire griller à la cheminée

JT croit en voir un, en fait, c'est une souris !!!

Marion est bien ! Elle aime sa vie et Nico aime Marion qui aime sa vie !

"On a construit un totem qu'on a cassé avec notre tête, ouais"

Le sus-dit Totem transformé en papa de "Petit-Nico", notre mascotte, la peluche nounours que Nico a offert à Pierre pour Noël !


Bref, ce fut grand, très, trop peut-être !

Une belle année à tous maintenant, remplie de bonheur, de réussite et d'éclats de rire...

Je vous aime...