vendredi 30 janvier 2009

Où l'on découvre de plus en plus...

Bon, il faut que je vous explique. J'ai Internet, ça oui, mais apparemment avec une quantité limitée de téléchargements autorisée. Donc là, il rame graaaaavos le pépére. Ce qui signifie qu'il me faut, sans mentir, au moins 30 min pour télécharger UNE photo sur ce fichu blog. Mais ça devrait aller mieux le premier (1st), l'abonnement recommence ! Donc, vous devrez patienter, la langue pendante et les poils hérissés, j'en ai bien conscience, avant de pouvoir baver de jalousies devant mes magnifiques photos de Piha Beach, antre des surfeurs et des noyés, de mon beau quartier ensoleillé, d'Auckland downtown, la Magnifique, des Waitakere Ranges et de Mount Eden... Dur, je sais. Mais c'est la crise les enfants, j'y peux rien moi, allez manifester si vous êtes pas contents.

Mais bon, comme quand même je suis sympa, je vais vous faire sous forme de liste non exhaustive un petit portrait de ce qui d'ores et déjà me plait, m'amuse ou me débecte dans ce pays si fou et si loin de tout le reste du monde !!! Notez que j'avais fait la même chose pour la belle Ottawa à ses débuts, les fidèles pourront comparer ou aussi n'en avoir strictement rien à secouer !

Ce qui ne me plait pas trop en NZ, c'est que :

- ils conduisent à gauche ces espèces de faux britanniques. Je risque donc de me faire écraser à chaque coin de rue en ne regardant systématiquement pas du bon côté. En plus, ils conduisent comme des fous. Du coup, je suis obligée d'attendre bien sagement que le petit bonhomme passe au vert pour traverser en toute tranquilité sans me demander si un pick up maori ne va pas m'écraser dans un tournant. Me voilà donc obligée de faillir à la réputation du français selon laquelle "il traverse où il veut, quand il veut et comme il veut", nan mais attends, on est français, tsais.
- ils comprennent jamais rien à mon anglais avec leur vieil accent bizarre (ben oui parce que c'est eux hein forcément, ça ne peut pas être moi). Le pire c'est quand j'achète mon billet de train pour rentrer chez moi à Sunnyvale, c'est une lutte de deux ou trois minutes pour que le Paki au comptoir daigne comprendre ma destination. Puis aussi, cet accent change tous les mots habituels, que je commençaient doucement à maitriser : ils disent "mondaye, tuesdaye..." et comptent "one, two, three, four, five, sex". Remarquez qu'avec des lubriques pareils, on va pas s'ennuyer pendant 6 mois !
- la NZ soit pleine de touristes asiatiques. Enfin, en soi, c'est pas grave. Ce qui l'est plus c'est quand ils se donnent tous rdv au Mont Eden en même temps que moi pour y observer le superbe point de vue sur la ville et qu'ils se sentent obligés de communiquer très forts leur joie aux membres de leur famille par des cris oscillant entre le gémissement et le jappement en prenant des photos SYSTEMATIQUEMENT aux meilleurs endroits d'observation pendant au moins 5 min, parce que les Japonais, c'est eux qui les fabriquet les appareils, alors leurs photos, ils les cadrent, attention. Ce que j'aime encore moins, c'est quand carrément un de ces enfants asiatiques se sent obligés d'hurler sa surprise et son contentement de caresser des vaches kiwies sur la pente nord du cratère du mont Eden, pendant que toute sa charmante famille redescend par le coté sud. Ca donne quelque chose d'aussi agréable que ça : "rhooooooooooooooooooomé, haraaaaaaa,aaaaaaaaaaaaaaaaaa, rééééééééééééééééééé". Bon j'avoue, en fait, c'est totalement de la mauvaise foi que cette retranscription mais il me les a brisées menu cet hyperactif bambin nippon !
- je suis obligée de remonter cette fichue sunnyside road pour rentrer chez moi de la gare. Et sous un soleil de plomb par une belle et chaude fin d'après midi d'été (nous sommes au mois de janvier, rappelons le !), c'est pas toujours marrant.

Mais en fait, il y a quand même beaucoup plus de choses que j'aime ou qui tout du moins me plaisent :
- prendre le train à Sunnyside pour aller au Britomart, centre névralgique des transports en plein coeur d'Auckland, à deux pas du front de mer.
- traverser aux feux verts. Ca c'est la découverte de l'année. A Ottawa, il y avait bien ce feu sur Rideau entre le Rideau Center et The Bay qui émettait des forts bip-bip pour guider les aveugles. Mais ici, c'est beaucoup plus fou. Quand le petit bonhomme est rouge, le feu retransmet des bip-bip relativement doux et espacés. Puis là, il passe au vert et subitement votre vie change. Il se met à faire un bruit de mitraillette israélienne dans la bande de Gaza (l'humour noire, c'est l'influence belge, no worries) : "rho, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou" ! A dire très vite et plusieurs fois d'affilée, c'est presque aussi dur que "je me mouille les coudes, j'ai les coudes mouillés", mais pas aussi drôle c'est vrai. Enfin, bref, on traverse la rue en 2 secondes et demie, en levant les jambes et baissant la tête pour être sûr de ne pas se faire tirer comme un lapin !!! Lors de ma journée à Auckland, j'ai ri à chaque feux verts, même à la fin de la journée, après avoir traversé des dizaines et des dizaines de fois ! A chaque fois, je me disais, allez c'est bon, tu sais comment c'est maintenant, et là : "rho, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou, pfiou", "ahhh nan, c'est la guerre, vite, vite, cours, cours" ! Incroyable, l'espace d'un instant, jai retrouvé tout l'esprit du paint ball dans la neige !!!
-la végétation luxuriante et tropicale : des palmiers géants, des fougères sur pattes (enfin sur tronc), des fleurs partout...Juste magnifique et indescriptible. Mais les photos vont arriver, je vous le rappelle !
- le soleil quasi quotidien ou du moins la chaleur de ce bel été du mois de janvier.
- les couchers de soleil depuis la maison ou j'habite qui rendent l'horizon orange ou rose et découpent les sommets des Waitakere à la hache.
- la gentillesse des kiwis, toujours souriants et prêts à t'aider.
- les visages des vieux maoris, comme tannés par le temps et qui auraient atteints une certaine sagesse.
- tous les noms de lieux en maori, qui les rendent soient imprononçables soit même illisibles, mais leur donnent un charme certain.
- me dire que là je suis en train de me baigner dans l'Océan Pacifique ou la Mer de Tasmane
- la mentalité kiwie qui semble plus proche de la notre que celle des canadiens : ils vendent de l'alcool dans les petites supérettes, sifflent les filles dans la rue et conduisent comme des jobards (oui je sais, en haut, j'ai dit que j'aimais pas, mais souvent, femme varie).
- préparer notre road trip de mars en nous imaginant les cheveux au vent dans notre van hippie, mangeant les truites qu'on aura pêché l'après midi en regardant le soleil se coucher dans le plus beau pays du monde...

Must be continued...

Love

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