dimanche 24 mai 2009

Les glaciers n'ont pas encore (trop) fondu...

... même si ça fait longtemps que vous en attendez les compte rendus (pfiou, est-ce que j'ai un peu ramé pour ce titre ?!)

Je ne sais pas combien de lecteurs vous êtes encore à passer par là, mais au moins pour faire plaisir à ma mère (et c'est déjà beaucoup !), je sors de ma torpeur et de ma lassitude pour essayer de finir le compte rendu de notre fameux road trip (il serait tant), afin de pouvoir boucler la boucle (re-il serait tant), vu que je ne suis qu'à 26 jours du grand départ qui fermera cette parenthèse. Peut-être que ça ne fera du bien qu'à moi, mais finalement, c'est déjà pas mal...

Comme je vous l'avais donc dit, après notre embardée par la ville des chasseurs d'or, nous voilà à l'assaut des glaciers des Southern Alps (connue pour être une partie du décor du Mordor dans le Seigneur des Anneaux). Olivier n'a plus que deux jours à passer avec nous et ça nous rend triste, encore maintenant, d'y repenser.

Après des kilomètres de route sauvages, pour ne pas dire désertes, pour ne pas dire qu'on a carrément pas croisé un chat, nous arrivons enfin à Fox, première ville digne de ce nom (vous connaissez la règle, tout au plus un petit village avec trois cafés, deux restaurants et un dairy), qui abrite une station de ski cotée et surtout, surtout le fameux Fox Glacier.

Nous sommes certainement cernés par les hauts sommets impressionnants, mais malheureusement une épaisse brume immobile nous empêche d'apercevoir la moindre ombre du moindre pin sur le moindre versant de la moindre montagne. Quant au glacier, n'en parlons pas ! Déçus, fatigués, nous nous couchons tôt, sûrs que le lendemain nous serons éblouis par notre réveil au milieu de ce qui ne doit pas manquer d'être un paysage à couper le souffle. Puis c'est le dernier jour d'Oliv', alors il va nous casser les c*** longtemps ce p*** de soleil !

Réveil. Aie, aie, aie. Redescente et chute lourde ! La même brumasse épaisse qui ne nous laisse rien distinguer.

Eperdus mais téméraires, nous décidons coûte que coûte de nous lancer à l'assaut du Franz Josepf, le deuxième glacier, situé à...Franz Joseph (!), à 6 km de Fox, après un col... difficile !



Finalement, la chance n'a pas tout à fait abandonné ce pauvre Jaune, puisque le seul rayon de soleil et éclaircie de la journée se passent au dessus du glacier. Cela nous permet de faire la ballade qui va à ses pieds, pour en avoir un bon aperçu. En effet, il est impossible d'aller sur le glacier à proprement parler sans l'équipement approprié et le guide qui va avec.



Heureux d'y être enfin parvenus ! Parce que le côté aventureux de la chose, c'est qu'on doit enlever ses chaussures pour pouvoir traverser les différents ruisseaux qui sont dans le lit du glacier ! La grosse blague quand l'eau doit faire AU MIEUX 8° et qu'il en fait 12 dehors !!! On aime la Nouvelle-Zélande pour son côté sauvage !!!

Après une petite ballade décevante à Mirror Lake, censé refléter les sommets du Mont Cook et Tasman à sa surface, nous passons la soirée dans les hot pools de la ville (oui, oui déjà les deuxièmes du voyage), pour fêter comme il se doit le dernier soir d'Olivier. Puis nous couronnons ça par une soirée qui se voulait beuverie et qui se termine bien gentiment en Mocca/Cappu/Double Chocolate Cake dans un café (encore ouvert) de Fox !!! Nous sommes devenus de vrais montagnards assagis par la vue féérique du glacier (et sans sarc"o"sme, il a des reflets bleutés incroyables) et surtout éreintés par notre bain dans les pools, summum de la détente et du bien-être.

Cependant, le côté rebel de la jeunesse ne disparaissant pas si vite, nous nous sommes quand même payer le luxe d'un "café-basket" puisqu'au bout de trois heures (il fallait bien ça pour recharger nos téléphones portables et nos piles d'appareil photo), les serveurs, lassés, rangeaient imperturbablement et ne semblaient pas décidés à nous amener la note. C'est donc superbement, comme des princes, que nous avons passé la porte, sans payer notre dû ! Ils avaient qu'à nous demander aussi, on avait oublié nous (ou pas) !!! Qui a dit "putain mais ces Français, aucun savoir vivre !" ? Ca va hein ! Quand on a fait vivre l'Open Mic de Motueka comme on l'a fait vivre, on peut se permettre un mocca gratos à Fox ! Puis faut avouer que les serveurs s'en battaient vraiment l'oeil. Nous nous sommes presque retenus d'ajouter "thank you very much. Have a good night. See you." !!!

Passons sur la nuit agitée pour arriver directement au départ d'Olivier, tôt le matin et très rapide, car Carole avait rendez-vous à 9h pour un survol en hélico (et une dépose) de Fox et du mont Cook (le plus haut de NZ, si je ne l'ai pas déjà dit avant). C'est bien les adieux courts. C'est moins déchirants. M'enfin, on est tristes quand même, surtout qu'Oliv' s'apprête à se taper 3h de bus et 5h de train pour rejoindre Chch, le jour même où le soleil a repris ses droits et où le superbe panorama se révèle enfin.

Ballade à Fox avec Carole, sous un soleil de plomb et un ciel d'azur. On aime d'autant plus la beauté de la bête, faut bien l'avouer.


Incroyables les glaciers ! J'en ai vu pour la première fois de ma vie à cette occasion et j'ai vraiment envie de retourner faire une vraie rando dessus, encordés et cramponnés. Des volontaires pour m'accompagner (surtout si c'est en Nouvelle-Zélande) ?!


Puis cette superbe vue de Fox depuis l'hélico, piquée à Carole, qui a donc reçu ce vol en guise de cadeau d'anniversaire en avance !!!


ENFIN ! On les voit les sommets ! Du coup, nous revoilà parties pour Mirror Lake, espérant bien pouvoir prendre cette fois cette photo mythique de la surface du lac comme ligne de symétrie entre les montagnes réelles et leur reflet aquatique...


... un ruisseau de Guinness (ou de Duvel) coule à l'entrée de cette superbe promenade...

... la voilà !!! La photo mythique, qui souffre cependant d'une légère brise marine, froissant et ondulant la surface du lac. Enfin, vous avez l'idée quoi. Sinon, tapez "Mirror Lake Fox Glaciers NZ" sur Google si vous êtes perfectionnistes !



Les deux bombes devant Mirror Lake et son reflet. A noter d'aileurs, sinon je ne serais pas fidèle à ma réputation (pourtant infondée) de sarcastique, que les Kiwis se foutent bien de notre gueule avec leur Mirror Lake. Est-ce que c'est pas le principe d'un lac que de refléter les paysages autour dans son eau ? C'était pas déjà l'autre prétentieux de Narcisse qu'allait s'envoyer des fleurs en se mirant dans l'eau du lac ? Finalement, ils ont juste mis deux montagnes, plutôt jolies ok, au bord d'un lac qui reflète (comme tous les lacs quoi) et ils en ont développé un concept touristique ! Sans mentir, la fourberie de ces anglo-saxons nous tuera mes amis ! Europe unie, pour bouter ces Anglais hors de chez nous !!! Qu'ils retournent se faire voir (et se voir tout court) dans leur lac miroir !!! Est-ce que je suis un peu frustrée de l'Anglo saxon et m'énerve seule pour rien là ? Certes, certes.



La NZ est tellement pleine de chemins bucoliques, qui mènent vers...


... le bonheur ?

dimanche 17 mai 2009

Je hais les dimanche soirs...

... je veux dire même ici, en NZ, à l'autre bout de ce foutu monde, je les déteste, je les abhorre, je les vomis...

J'ai passé pourtant un week end magique, comme on les rêve, entourée d'amis, de nourriture, délicieuse, de vins en quantité, de paysages kiwis inondés de pluie et de moutons et de grottes au goût de contes de fées.

Avec ces belles images pour remplir la tête et le cœur, on pourrait penser qu'on se moque pas mal du dimanche soir, surtout que demain, c'est (pour une fois, la première depuis 3 mois), changement de programme et immersion dans l'unité samoane de l'école où je travaille. En gros, demain et pour toute la semaine, je vais apprendre à dompter un enfant de 8 ans qui mesure déjà 1m83 et pèse 110 kg. A priori, ça sonne bien, ça laisserait même rêveur...

Oui mais voilà, c'est TOUJOURS le dimanche soir que malgré toutes les belles choses passées et à venir que je garde dans un coin de ma tête, cette foutue mélancolie se réveille.

C'est toujours le dimanche soir que je me rends compte à quel point l'été me manque, comme mon corps brûle de brunir au soleil du sud, sur la chaise longue, face aux rosiers, pendant qu'ici, il pleut à verse et fait 13 degrés.

C'est toujours le dimanche soir que je me rappelle comme finalement je les aime ces repas en famille du dimanche midi, le goût du poulet rôti et des frites maisons, les complaintes des vieux sur le temps qui passe et les ballades dans les collines, ces collines, mes collines. C'est toujours le dimanche soir que je m'aperçois que quoiqu'on en dise, aussi fier et fort qu'on pense être, ne pas voir ses parents, ses frères, sa famille, pendant quasiment un an, c'est pas toujours facile. Ça serait même carrément douloureux certaines fois.

C'est toujours le dimanche soir que la douceur d'un après midi toulousain me revient. Le goût d'une part de Banofi Cake place Saint Georges, l'odeur des cerisiers en fleurs dans le jardin japonais de Compans, le souvenir du bruit d'un éclat de rire d'une blonde colloc' au 12 av. Honoré Serres et l'empreinte qu'il laisse sur mon coeur. C'est toujours le dimanche soir que je me dis qu'il est trop bon de se lever tard, trop tard pour faire quelque chose de constructif de sa journée, à part se remettre de la soirée de la veille et se rappeler les énormes conneries que chacun a pu fièrement raconter.

C'est toujours le dimanche soir que je me remémore ces dimanche matins, réveillée aux aurores, pour aller honorer la mémoire de quelques vieux combattants dans un village du coin. Même le souvenir de Sergio, notre ami espagnol de NZ qui s'entraîne à chanter la Marseillaise pour le match de rugby France-All Blacks que nous aurons la joie, la chance et le privilège d'aller voir le 20 juin à Wellington, ne suffit pas à me faire oublier la fierté, quoiqu'on en dise, de faire sonner l'hymne national pour trois pauvres papis qui ne survivent dans ce cruel monde réel que par les souvenirs que leur mémoire leur laisse.

C'est toujours le dimanche soir qu'encore plus que chaque autre soir, j'ai envie/besoin d'être serrée dans tes bras, là, tout contre toi, doucement, tendrement, parce que dehors la neige tombe ou le vent soufffle ou les logging trucks rôdent, ou juste parce que je ne peux pas vraiment vivre harmonieusement sans cette sensation de bonheur parfait. Sans ces baisers brulants qui m'aident à me sentir apaisée. Sans cette main sur mon ventre qui m'aide à m'endormir paisiblement.

C'est toujours le dimanche soir que je me dis que certes le temps file, m'échappe même, mais que six semaines avant de partir, ça fait encore six dimanche soirs à passer ici, seule, loin de tout ça, de vous tous, de toi, et que décidément, rien n'est jamais acquis, ni facile.

Maintenant, je vais aller me coucher, pendant que vous tous êtes en train de vivre ces dimanche que je voudrais tant pouvoir partager avec vous. On n'aime jamais autant ses routines que quand on ne les vit plus. Je voulais du changement, voir de nouveaux horizons, mais finalement, même au milieu de l'océan Pacifique, le dimanche soir, je ne veux que retrouver mes petites habitudes. Etre chez moi. Rire avec vous. M'ennivrer de toi.

Je suis certainement une petite fille gatée et je suppose qu'il est difficile de comprendre et supporter ce genre de complaintes quand la seule chose dont on rêve est de pouvoir prendre le premier avion pour Auckland. Je comprends...

Mais simplement, je ne souhaite à personne de vivre des dimanche soirs, ici, là bas, ailleurs, n'importe où. Je pense qu'en fait Dieu a inventé bien pire que la Femme pour punir l'Homme, il a inventé le dimanche soir, ce salaud. Définitivement, je ne crois pas en Dieu, il est trop méchant.

Je ne crois qu'en Jacques Brel et en la puissance de ses chansons pour réussir à me tirer des larmes par lesquelles pourront enfin s'écouler toute la mélancolie dégoulinante d'un dimanche soir pluvieux.

Je ne crois surtout qu'au bonheur de vous retrouver tous, dans tous ces lieux là...Dans six semaines. + 3 jours, 14h, Mtl, je porterai une jupe blanche, un haut mauve, des lunettes de fashionistas pour célébrer mes retrouvailles avec l'été, avec ma vie canadienne, avec toi... Pour fermer cette parenthèse qui, malgré tout, reste enchantée.

mercredi 13 mai 2009

Où l'on passe par le Nord pour mieux atteindre le Sud...

Alors voici la suite... Pour nous remettre du départ de notre brésilien préféré (en même temps, on en connait qu'un, n'est-il pas ?), nous avons décidé d'aller respirer l'air du large à Farewell Spit, point le plus au nord de l'ile du sud. En fait, il s'agit d'une longue bande de sable, pleine de dunes, qui s'étire dans la mer, sur plusieurs kilomètres.

Comme nous étions pas mal fatigués après nos derniers jours de rando, nos courtes nuits et que nous ne disposions pas du temps nécessaire pour faire la ballade sur cette langue de terre, nous avons principalement bu des cappus en mangeant des muffins dans le café face à la mer, en profitant du panorama somptueux qu'il offrait sur la pointe. Attendant l'arrivée d'un car de touristes français, les gentils propriétaires du lieu, kiwis, avaient pour l'occasion sorti la playlist française et nous avons pu dégusté nos boissons en reprenant en choeur "Joe le Taxi", Renaud et l'incontournable Dalida avec ses "Paroles, paroles et paroles", ce qui ne fut pas sans me rappeler, avec un petit pincement au coeur, la colloc' du 120 et ses folles soirées chansons françaises.

Puis, tout bonnement, dans ce décor champêtre, au nord du nord de l'ile du sud, au milieu des collines moutonneuses, nous avons gouté le plaisir d'une petite sieste dans notre van, à trois, collés, sur le lit du bas. Nous avons à cette occasion eu cette conversation un peu surréaliste : "bon, ça dérange quelqu'un si j'enlève mon t-shirt, parce qu'il fait chaud là ? Non, vas y, moi je suis en culotte déjà !" Et tout ceci, en tout bien, tout honneur bien sûr (BIEN SUR, Pieter, d'ailleurs tu remarqueras que je n'ai pas précisé qui a pu prononcer ces paroles, tu te doutes qu'il est impossible que ce soit moi...BIEN SUR) quoiqu'ait pu en penser le jeune militaire-crâne rasé français garé à coté de nous et qui, ayant eu le bonheur d'assister à cet échange, nous a jeté un coup d'oeil horrifié, du style "mon dieu, mais qu'est-ce donc là que cette jeunesse française dépravée qui me poursuit jusqu'en NZ ? Ah vraiment, ma bonne dame, y'a plus de morale". On a bien rigolé hein, encore plus, inutile de préciser.



La gentille dinde du bar qui a adooooooré prendre cette photo de nous 3, qu'on pourrait assez justement intituler "Bugs Bunny, le jaune constipé et l'obèse enceinte" (ah tu voulais des photos de moi, ben tu vas pas être déçu. Ah tu voulais de BELLES photos de moi. Désolée...) Mais bien sûr, toujours positifs les Kiwis, devinez comment elle l'a trouvé sa photo, la dinde : "ooooooh sweet as !" On peut pas lutter contre ça.


Le petit point de vue avec une table d'orientation, au sommet d'une colline, sur lequel on a grimpé après notre sieste réparatrice.

Des collines verdoyantes, des moutons, welcome to NZ !

La fameuse Farewell Spit qui s'étend au loin...


Puis après cette escapade au nord, nous avons roulé, roulé, roulé encore, direction le sud, par la côte ouest. Puis épuisés, alors qu'il fait nuit noire, nous décidons de nous arrêter au milieu d'un "village", le seul répertorié sur la carte depuis les 150 km que nous roulons, de nuit, au milieu de la profonde forêt (et comme on n'est pas des p***, on se raconte même des histoires de films d'horreur, jusqu'à ce que je demande d'une petite voix suppliante si on peut se mettre à se raconter des histoires drôles plutôt, des histoires belges par exemple). Attirés par un parking sur lequel d'autres vans sont déjà garés, nous passons la nuit, pensons-nous "pas trop loin de la mer, on entend comme un bruit d'eau." Finalement, le lendemain, c'est ici que nous nous réveillons. Les pieds dans l'eau, au bord d'une petite crique...


... légérement agitée par la pluie et le vent de ce matin là.


Petite rando dans la boue, mal réveillés, pour arriver là et nous remplir les yeux de ces magnifiques côtes sauvagement découpées par le vent et l'eau.


Puis on repart, tôt, sans petit-déjeuner (fait suffisamment rare pour être signalé) direction Pancakes Rocks, devant lesquels nous comptons bien prendre notre breakfast. En fait, cela s'avère impossible sur le site proprement dit, mais nous nous restaurons sur le parking, avant de nous lancer sur le petit sentier balisé et goudronné (même les gens en fauteuil roulant peuvent en faire une portion) à la découverte de ces roches volcaniques qui forment des sculptures naturelles. Premier arrêt photo, première plage.


En fait, ces rochers sont caractérisés par une succession de couche de magma séché, ce qui leur donne l'aspect de gros pancakes bien moelleux (et là, on en mangerait bien un du coup).


La mer s'agite, les rochers se dressent fiérement...


... et les trois couillons posent, tout aussi fièrement, après l'offre bien sympathique d'un jeune français, qui est "au bahut" et qui nous a bien saoulé, ainsi que tous ses amis internationaux ados-boutonneux-idiots, à visiter le site au même moment que nous. Et voici que la grosse blonde en caleçon moulant qui fait ressortir ses deux jambons (je suis sure qu'elle est canadienne, un style comme ça, ça ne trompe pas) se sent obligée de sauter sur le petit pont de bois sur lequel nous sommes tenus de passer. Et voici qu'on fait forcément une photo en bande, à 15, avec 33 appareils différents, au milieu du chemin parce que "vous êtes trop mes meilleurs amis quoi, c'est un truc de ouf et faut que tous mes autres amis puissent le voir sur facebook". Et voici qu'on repart systématiquement en même temps que nous, après les arrêts photos, ce qui nous oblige quelque peu à finir la ballade au pas de course et en mode "catch" : "allez pousse toi ma grosse, et hop j'te mets un petit coup de coude, que tu comprennes bien le sens de ma requête !"


Des espèces de trous d'eau, ceints par les pancakes, ce qui crée des tourbillons et autres reflux d'eau un peu violent sur les rochers. On aimerait pas tomber dedans. Par contre, on aimerait bien y jeter certaines personnes. Qui ? Petit indice, ils sont au "bahut(eeeuh)"...


Ah ben t'en voulais de la photo, ah ben tu vas en avoir, même si là, ça pique un peu les yeux quand même !


Tempête qui s'annonce sur les Pancakes... Nous avons donc continuer notre chemin vers le sud, en espérant trouver des conditions plus clémentes. Autour de midi, affamés (as usual), nous décidons de nous arrêter dans le prochain "village" pour déguster nos "beans/sausages" (depuis que le Brésilien est parti, on ne se refuse plus rien et on s'envoie même sur un double repas chaud, le midi et le soir), sorte de cassoulet anglo saxon, avec des haricots et des saucisses tout petits, baignant dans une épaisse sauce rose-orange (tomates ?) sucrée. Un délice quoi.

Ce petit village (pléonasme), c'est Ross (oui, oui, comme dans Friends), ville de mineurs et de chercheurs d'or, ce qui fait sa fierté. Et son attrait. Alors là, on n'hésite plus ! Nous voici revenus quelques années en arrière, au temps des saloons et des exécutions pubiques.

Attention les photos qui suivent peuvent être classées dans la catégorie "gros dossiers". A ce titre, je dois avouer ne pas toutes les assumer pleinement encore. Ca viendra. C'est le quart d'heure "foutage de gueule", faites vous plaisir !!! Et tentez de reconnaîre qui est qui !


Des danseuses de French Cancan d'une souplesse impressionnante (surtout celle avec les yeux bridés)...


... avec une choucroute sur la tête, comme on les aime...


Pendant que ce bon vieux Karol-Joe passe la rivière au peigne fin...


... l'affreux Cafard, le pire voleur d'or de tous les temps, est exécuté en place publique, ce qui constitue l'animation du mois (voire de l'année).


Obligée de perdre sa tête avec ses (fausses) Ray Ban (achetées dans les quarties mal famés de Toronto) dessus, puisque c'est comme ça qu'elle a dépensé l'or volé... (Ah, t'en voulais des photos...... ;-) )


Après cette petite heure "retour à nos jeunes années", nous voilà, "on the road again" (elle est pas belle cette photo-transition ? On dirait du Kiki au 20h), en direction des fameux glaciers Fox et Franz-Joseph (de leur petit nom).

A bientôt mes amis, mes amours (mes emmerdes, sinon ça casse le rythme hein, trouvez vous même le lien)...

dimanche 10 mai 2009

Abel Tasman National Park ou la côte méditérranéenne dans le Pacifique

Je sais, je sais, je sais... Ça fait maintenant trois semaines que ce road trip est terminé, que la triste vie aucklandaise a repris son cours, avec son lot de vent, pluie et froid hivernaux et je n'ai toujours pas été fichue de raconter le troisième jour du voyage.

Alors, ce soir, je vais essayer de m'y mettre. De me replonger dans ces ambiances, ces paysages, ces bonheurs, de ne pas trop digresser sur les 36 000 autres questions qui m'assaillent l'esprit aujourd'hui. Mais celles-ci seront l'objet d'un autre post, soyez bien aise !

Donc, après nos 4h de marche dans le Nelson Lake N(ational) P(ark), nous voici en route pour la mecque du NP de NZ (est-ce que ce pays est plein d'abrévations ?) : Abel Tasman NP, réputé pour ses sentiers sur les falaises abruptes, au milieu de la forêt, offrant des vues imprenables sur des baies aux eaux cristallines et au sable orangé, unique au monde.

Nous voulions à la base explorer une vaste partie du parc, c'est-à-dire partir assez tôt le premier jour, après avoir pris nos renseignements à l'office de tourisme, marcher toute la journée, pour atteindre un refuge où nous voulions passer la nuit, continuer à randonner le lendemain et rentrer dans l'après midi en "Water Taxi", petits bateaux à moteur hyper instables qui font des navettes régulières pour ramener les visiteurs à l 'entrée du parc.

Finalement, week end de Pâques oblige, ni les "huts", ni le backpacker-bateau n'avaient suffisamment de places pour nous accueillir lorsque la longue nuit froide et noire s'abbattrait sur cette partie de l'ile du sud.

Nous avons donc décidé de partir le premier matin à pied jusqu'à Anchorage Bay, située à 5h de marche de l'entrée du parc, de revenir dormir dans notre van si confortable, grâce à un de ces fabuleux Water taxis, puis de nous faire déposer sur une autre plage le lendemain, plus au nord, pour pouvoir revenir vers le sud à Anchorage Bay de nouveau et poursuivre notre exploration du parc. Ce qui impliquait une fois de plus, un retour dans cette adorable embarcation.

Bref, plus je relis et plus j'esaie de rendre les choses simples, plus je trouve ça confus et embrouillé. Toute façon, on s'en fout un peu hein de notre itinéraire, j'aimerais bien savoir qui va aller "google mapisé" ces informations pour se faire une idée précise du trajet. Moi j'y étais, je m'en rappelle, c'est l'essentiel. Vous, ce qui vous importe, ce sont les photos, vous avez déjà tous arrêtés de lire à ce stade, je le sais, donc, en avant :


Première baie, premier jour, encore des rayons de soleil qui rendent l'eau si turquoise, que ça en donne l'esprit rêveur...

Ce fameux sable orangé et cette fameuse phrase culte "oooh, vous avez vu ce sable orangé ? Cette couleur, c'est incroyable, surtout avec un rayon de soleil !" (Qui peut bien prononcer de telles lapalissades ? C'est simple, la même dont on a déjà parlé précédemment dans ce blog, qui s'extasiait tous les 2 mètres sur le sommet dépassant de la CN Tower et quelques mois plus tard, sur le tout aussi pointu toit de la Sky Tower, en répétant à qui veut bien l'entendre (plus ou moins toujours le même, le pauvre...) "ooooooh, t'as vu la CN/Sky Tower" ?)

Si l'on reprend la phrase avant le début de cette interminable parenthèse (parce qu'en plus de parler de moi à la troisième personne comme Alain Delon, je fais semblant d'écrire comme Proust), nous voici donc à "Rayon de soleil", expression sur laquelle les trois bons beaufs français que nous sommes n'arrêtaient pas de rebondir en chantant aussi fort que faux "uuuuuuuuun rayon de soleil, un pont suspendu aux fleurs de ton jardin, la main sur ton petit cul..." Anyway.

Une photo, 67 lignes de commentaires sans aucun rapport. Mes pauvres choux, ce post s'annonce particulièrement difficile...


Toujours "sea, sex and sun" (Pieter, je ne parle pas toujours QUE pour moi dans ce blog hein, tu le sais... ;-))

Cassis, côte d'Azur...

... au milieu du Pacifique. En fait, il faut savoir que les Kiwis adorent ce coin pour le dépaysement qu'il leur apporte sans avoir à bouger de leur île.

"Ma qué tou est belle !"

Notre fameux "Water Taxi", juste trop flippant (et pourtant j'ai beaucoup moins peur en bateau qu'en avion), qui prend les vagues hyper vites, avec des chauffeurs hyper tarés, qui sont hyper contents de te montrer comment ils peuvent faire des virages hyper serrés.

Heureusement qu'avec Olivier, toujours assis sur les même sièges (à l'avant, pour être protégés, derrière le chauffeur, pour être les premiers sauvés), on maitrisait à fond les signaux de sécurité et les appels radios à émettre en cas de naufrage ("sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord").

Puis, une fois arrivés, nous embarquions sur ces charmants tracteurs qui nous ramenaient sains et saufs (et à 15 km/h) à bon port.


Et entre les vues panoramiques sur les différentes plages, nous randonnions dans la profonde forêt kiwie, au milieu des fougères (et des korus !!!), des palmiers, des native trees, au son du chant des native birds, souvent invisibles, toujours innateignables.

Une ambiance curieuse que ces forêts néo-zélandaises entre leur végétation luxuriante, laissant penser à une forêt tropicale, malgré l'absence d'animaux effrayants autres que de gros pigeons au jabot gonflé, et leurs arbres "courants", que l'on retrouve aussi dans nos contrées.


Deuxième jour, le temps est manaçant, jusqu'à devenir franchement "wit" (c'est-à-dire wet pour un anglophone normal), avec de la pluie sans interruption pendant tout l'après midi.

Mais cela rajouterait en fait un charme assez certain à ces superbes paysages, avec une seule envie : rentrer vite et pouvoir prendre une bonne douche chaude ! Plus trop de conversations entre nous donc, juste des pas, des pas et encore des pas, particulièrement propices à l'évasion dans de profondes rêveries, dans un état semi-conscient, pour se remémorer des souvenirs doux, rassurants, apaisant, des sensations agréables et imaginer un futur tout aussi délicieux...


Petite plage intérieure, balayée par la pluie...

La fougère, la plante fétiche, incontournable, irremplaçable et son koru, qui me laisse tellement émerveillée que je vais me lancer dans une thèse explicative intitulée ainsi : "le Koru de NZ ou l'imanquable recommencement des choses", en deux parties, deux sous parties, bien sûr.

"Le petit pont de bois, le petit pont de bois, le petit pont de bois"... est en fait un grand pont suspendu (et il bouge, le bougre) au dessus d'une somptueuse vallée, sur lequel, on ne peut s'aventurer qu'à quatre d'un coup. Ca tombe bien me direz-vous. Les trois casse-cous devant ont adoré (le "meilleur souvenir du parc" pour Maike, ah ces mecs, ils sont désespérants de blocages émotionnels bucoliques et pastoraux), moi aussi, hein, vraiment, mais juste un petit peu moins sur le moment...



La fameuse rivière émeraude (ouais en vrai, c'est vraiment couleur bleue canard wc, mais ça fait tout de suite moins poétique) qui coulait en dessous du pont suspendu ("aux fleurs de ton jardin, ma main, sur ton petit c..." Pardon, je m'égare...)


On aime monter pendant 4 km quand c'est pour avoir la vue la dessus...

Notre petite plage d'arrivée le deuxième jour, sous la pluie, à devoir attendre le bateau pendant une heure et quart à cause de notre avance incroyable (les temps de marche dans les NP kiwis sont vraiment calculés pour des handicapés en fauteuil roulant qui le font en marche arrière et avec la manette de blocage des roues activées (au fait, parenthèse dans la parenthèse, encore, qui pense que je peux avoir des problèmes juridiques avec mes blagues de mauvais goût sur le Tiers Monde, la Belgique et les handicapés ?)). Finalement, on a trouvé un vieux hangar, avec un canapé, un téléphone public (l'objet le plus important au monde pour moi au cours de ce voyage, durant lequel mon portable n'avait successivement ou conjointement, ni réseau, ni batterie, ni forfait) et notre jaune national a même pu taper la conversation avec Laura Ingalls, from Chicago, qui est restée, malgré de beaux efforts tiers mondiste, impénétrable (j'ai honte, pardon papa, pardon maman...).


Un de nous (ou peut-être même pas) échoué près d'un panneau, qui attend désespérément notre water taxi, à l'entrée duquel il faudra, irrémédiablement et inlassablement, enlever ses chaussures et ses chaussettes pour pouvoir monter. Et, ça, c'est pas facile !


Une dernière photo du premier jour avec le soleil, pour vous rappeler comment c'est beau (mon fils). En fait, je me suis simplement trompée d'ordre en la téléchargeant, mais comme vous n'êtes que de pauvres lecteurs naïfs et crédules, je fais ce qu'il me plaît, mouarf, mouarf, mouarf...


Une autre part importante des deux nuits passées à l'entrée du parc, et dont malheureusement aucune photo ne peuvent témoigner, réside dans Le café-restaurant où nous avons passé de longues heures à manger des patisseries aussi scandaleusement caloriques que divinement gouteuses, en buvant des Cappu, puis des bouteilles de blanc, puis de rouge, avant de nous lancer (sous l'impulsion machiavélique, il faut bien l'avouer d'Oliv' et moi) la veille du départ de Maike, obligé de rentrer plus tôt que nous pour cause d'avion retour pour Sao Paulo, sur le restaurant et son "rabbit" et son "lamb" à "faire trembler les murs de Jéricho" comme l'aurait poétiquement hurlé ce bon vieux Michel (Sardou, pour ceux qui manqueraient d'une solide culture musicale française...).

Puis nous avons tellement aimé cette ambiance, que nous sommes restés après pour "l'open mic" organisé en l'honneur de la dernière soirée du resto avant la fermeture saisonnière. L'open mic, c'est une sorte de scène ouverte, qui offre la possibilité à tous les "talents" de la vallée de se produire pour nous faire partager leur amour de la belle musique. Voilà, comment on s'est retrouvé au milieu de la soirée la plus roots de notre vie, entre guitaristes dreadeux, batteurs complétement stone, maori qui chante du Bob et surtout ce bon vieux Bourré (ben oui avec une majuscule, c'est son prénom quand même), le simplet de la vallée, qui s'accrochait à toutes les poutres du resto pour danser en faisant Tarzan ! Puis il y avait les serveuses du resto aussi, la petite grosse notamment, la Bourrée (ils sont un peu consanguins ici, c'est comme le Cantal), qui s'enchainait les verres de rouge en jetant des oeillades ennamourées au Oliv', à moins qu'il ne faille dire à l'Oliv', peut-être (faut bien avouer qu'il la chauffait aussi, hein ce salaud (comme je peux faire courir de vieilles rumeurs sur ce blog, c'est énorme, je vais pourrir ta réputation à l'ambassade de France mon petit) ). Il y avait les petits gars des fermes du coin aussi, 15 ans, l'âge légal pour conduire SEUL une voiture en NZ, venus passer leur première vraie soirée d'hommes à l'Open Mic' et qui t'abordent en ces termes "hey mate, h......R.....in' ???" qu'il faut traduire par "Hèye meyte, ao areuh you goingue ?". Pas toujours facile la vie dans la vallée, hein...

Toujours est-il qu'on a passé une soirée magique, qui s'est terminée relativement tôt, mais au cours de laquelle nous avons réussi à retracer la vie de tous ces personnages mythiques, haut en couleurs, tant et si bien qu'on était triste de ne même pas leur dire au revoir en partant et qu'ils ne remarquent même pas notre départ, nos nouveaux amis...

Fin de deux jours superbes, riches en émotions artistiques et humaines et en fou rires divers, à Abel Tasman NP. Départ du Brésilien , le Tiers Monde s'écroule, l'Occident vacille, mais bon gré mal gré, l'aventure continue, toujours plus follement...

To be continued

lundi 4 mai 2009

Où l'on commence à cracher nos poumons et à kiffer nos mères...

Après ces débuts très animaliers, nous voilà partis pour passer la nuit à Blenheim, ville de vignobles et de raisins. Nous avons dormi sur la place du village et commencé notre grande coutume de deux semaines : faire la vaisselle à l'eau froide dans les toilettes publiques, après nous être cassés le ventre (surtout les trois français, faut bien avouer que la malnutrition a beaucoup réduit l'estomac du Brésilien) avec des petits plats mijotés vendant du rêve (sauté de porc sauce satay avec du riz collant cuit à l'eau pas potable, tranche de beef aux poivres/haricots verts, spaghettis bolos avec de la viande hachée cuite le soir même parce qu'en bonne fille de ma mère, je craignais qu'après elle ne nous refile je-ne sais-quel-microbe-incurable, sauté de poulet sauce peanut avec le même accompagnement que précédemment, puis les garçons partis ce fut plus cheap : soupe tomate basilic en poudre noyée dans 8L d'eau, gloubi-boulga haricots/petits pois/riz...) Vous l'aurez compris, le repas avait une place prépondérante dans ce voyage avec l'éternelle question de la journée "ça serait pas l'heure de manger là, bientôt, les gars ?"

Lorsque nous ne mangions pas, nous faisions quelques randos pour nous donner bonne conscience. Des vraies. Attention, hein, finies les petites ballades ridicules de type Hanmer Spring ! A nous les National Parks et leurs montagnes.


C'est comme ça que nous nous sommes retrouvés au pied de ce lac glacière dans le Nelson Lakes National Park.



Puis nous avons décidé de l'escalader lui (enfin peut-être pas lui en fait, hein, mais un de ses frères, un casse-jambes et mollets pour ne pas dire autre chose...) Mount Robert. Et oui, pendant les vacances (ou plutôt "dans les vacances", comme disent tous ces sales gosses anglophones de l'école où je travaille dans leur rédac' en français), on a grimpé Robert. Et ça, c'est pas rien (bon en fait, là j'ai un petit doute sur le prénom de ce bon vieux mont, mais si c'est plus Bob, c'est un mythe qui s'effondre, alors vous ferez comme si, hein, non mais oh, c'est mon blog, n'allez pas me faire ch... non plus !)


Puis, on a commencé à monter pas mal, sous le bleu azur du ciel et la chaleur étonnante d'un doux soleil d'hiver.

Et notre but, c'était d'arriver sur sa bosse à Robert, tout en haut de son dos. Alors, tous les quatre, on a tourné, tourné, puis on a continué à grimper, les deux biches sautillantes du tiers monde devant (tous des voleurs, habitués à courir vite...) et les deux grosses essouflées à la traîne derrière, écoutant le rythme de leur pouls dans leur gorge, pour se faire des flips.


Puis on a grimpé encore, jusqu'à voir ces petites montagnes voisines, qu'on a adoré.


Puis on a fini par arriver au sommet. Jean Paul et Jean Paul ont un peu soufflé alors, habillés avec les plus beaux modèles printemps/été du célèbre couturier du même (pré)nom, tenues idéales pour la randonnée. Oliv' a même poussé le chic jusqu'à porter des Converses "anywhere, anytime", y compris pour la rando des glaciers que vous aurez l'immense joie et privilège de découvrir plus loin dans ce (lovely) blog.

Est-ce qu'on dirait pas une pub pour de l'eau minérale, qui vous "rend femme et bien dans votre corps" ?!

Puis, au sommet, on s'est arrêté manger face à ça. Le pique nique est notre étape phare, à peu près aussi important que le repas du soir, avec minimum deux sandwiches chacun, plus un sucré pour le dessert (Nutella ou confiture, faut ce qu'il faut), plus barres de céréales, plus des Figoa (prononcez fidjoa, d'ailleurs s'il faut, c'est même comme ça que ça s'écrit), croisement irréel d'un kiwi et d'une figue, trouvable en NZ seulement et particulièrement savoureux, s'ils n'avaient été oubliés pendant trois jours au fond du sac de Carole !!!


En repartant du parc, cette vue, mythique, qu'on retrouve sur pléthore de cartes postales et autres affiches de l'île du sud.

En arrivant, après une longue descente fort agréable dans les bois, au cours de laquelle nos deux biches ont pu gambader allégrement dans leurs petites Converses fashions, nous voilà en mode "mareseillais hé", assis face au panorama, devant le van, dans nos fauteuil de camping, une Tui à la main, à regarder passer les nuages et à s'imaginer pouvoir être toujours autant en paix avec nous même que nous le sommes à ce moment-ci...

Retour par Motueka, "ville" (en général, en NZ, ce mot laisse entendre une rue principale bordée de commerces dans laquelle le temps semble s'être inlassablement figé il y a deux cent ans, au moment de la ruée vers l'or, mais c'est ce qui fait leur charme) la plus proche de l'entrée du parc. Après avoir essayé de prendre une douche (contre paiement) dans plusieurs campings et motels qui tous refusent, nous trouvons à notre grande joie (4h30 de rando en montagnes quand même) un backpacker complet, dont la patronne a déserté la réception. En gros Jafars, on s'envoie alors sous une bonne douche chaude, sans sortir un radis. Mais comme "bien mal acquis ne profite jamais", les douches n'ont pas de pression et sont vraiment glauques, à moitié cassées, si bien que nous sommes bien contents de n'avoir pas à payer un service de si mauvase qualité. Nous trouvons même ça normal, en bons français, qu'elle nous soit offerte cette douche !

Puis, sur les conseils du Lonely, nous trouvons un petit coin tranquille pour passer la nuit, face à la mer, illuminée par un somptueux clair de lune. Nous décidons donc de nous lever à l'aube le lendemain (ce que nous parvenons, plus ou moins à faire, suivant les gens, no comment, vous devez déjà savoir que j'ai un peu de mal à me lever à 6h du mat' !) pour profiter de ça :

un lever de soleil absolument magique...


... de ceux qui rendent l'esprit rêveur et le coeur amoureux et mettent en forme pour la journée.

J'espère que même en photo, ce sera le cas pour vous... Moi j'ai toujours la tête en bas et donc vais me coucher à l'heure où vous lisez ces lignes.

Avec plein d'amour, je vous embrasse, en attendant de vous raconter la prochaine étape du périple, incontournable : Abel Tasman National Park.

Finalement, même à la vue de ces photos, qui me font m'en remémorer d'autres, me rappeler d'autres excellents souvenirs de mobilité qu'ils soient canadiens ou kiwis, je ne suis pas triste, pas nostalgique, pas angoissée. Finalement, qu'on la referme cette parenthèse pour pouvoir commencer plein de jolies phrases, nouvelles et tout aussi enchanteresses. Les belles choses ne peuvent durer tout le temps mais ne peuvent mourir vraiment. Vivement qu'on puisse vivre plein de belles autres aventures, tout aussi folles et mémorables, c'est ce qui rend riche émotionnellement, la plus belle richesse qui puisse exister. Finalement, je suis en paix. Finalement, regardez la bien, cette photo, elle semble avoir quelques vertus "magiques"...