lundi 8 décembre 2008

The place I live...OTTAWA, il était temps !!!

Je vis à Ottawa depuis le 29 août, nous sommes le 8 décembre et pour la première fois, je vais vous montrer à quoi ressemble MA ville ! Je l'écris fièrement ce pronom possessif car si j'ai attendu tout ce temps, je pense que c'est parce que je voulais attendre justement qu'Ottawa m'apprivoise, qu'elle devienne mienne, celle dans le ventre de qui je me sente bien, je me sente chez moi.
Ça y est ! J'ai cette sensation, alors je peux en parler, la montrer, la partager...
Même si en vérité, je connais très peu la ville, uniquement le centre, le campus et mon quartier Sandy Hill. Mais c'est assez, il me semble. Je m'y sens bien, c'est l'essentiel.

Vous devez savoir que parler du temps qu'il fait n'a jamais été mon activité favorite, mais quand on habite au Canada, on peut plus couper à cette question !

Alors, ça y est, l'hiver est là, le vrai, je veux dire ! Il y a de la neige depuis maintenant deux semaines, c'est encore retombé ces derniers jours. Elle ne s'en ira plus à présent. Elle est là, tranquillement allongée pour au moins les 4 prochains mois ! Et la température s'adapte elle aussi. Hier - 22 "avec le facteur éolien" comme disent les météorologues. C'est un petit peu froid, je vous le dis. Surtout que c'est pas fini... Je ne veux plus jamais vous entendre vous plaindre du froid chaurien à mon retour, c'est clair ?! Qui n'a pas vécu au Canada en hiver ne sait pas ce qu'est le froid !

Mais bon, moi ça ne m'arrête pas le froid ! J'ai voulu hier faire des photos d'Ottawa sous la neige, mais il faisait nuit et elles ne sont pas terribles. Ça vous donnera une idée quand même. Aujourd'hui il fait jour, je suis levée, j'essaierai d'y retourner et de faire un autre article. Comme ça vous verrez ce qu'est l'hiver canadien, un soleil de feu qui brille, un ciel bleu azur, une neige blanche étincelante et un thermomètre qui passe pépére en dessous de 20° celsius, hein, s'entend, Farenheit, c'est pour les tricheurs !

En fait, je crois que j'aime cette ville. Elle est toute proprette, au carré, bien plus sage que la rebelle Montréal, mais ça me plaît. Tout paraît en ordre, sous contrôle, c'est apaisant...
Puis je le trouve belle, j'adore m'y balader... Hier, j'avais envie autant que besoin de m'aérer la tête pour m'aérer l'esprit, de prendre des photos pour vous faire partager Mon Ottawa, enfin, depuis le temps. Alors, j'ai enfilé mes collants de laine, puis mes chaussettes de ski, puis mon pantalon d'hiver le plus chaud, puis un t-shirt, puis mon t-shirt à capuche qui colle au corps, exprès pour les randos en montagne dans le froid polaire, puis un sous pull, puis mon plus gros pull d'hiver, puis ma polaire, puis mon anorak de ski...J'ai mis mes gants, mon écharpe, mon bonnet péruvien et légère comme Piaf qu'aurait mangé trois cassoulets, je suis partie...Notez que j'ai bien essayé de rajouter le gilet à capuche de Pieter, comme il est trop long pour moi, il me couvre bien le bas du dos et les fesses (d'ailleurs, avant d'arriver dans ce pays, je savais pas à quel point les fesses pouvaient être sensibles au froid, on n'y pense pas assez à ça...Comment on s'en fout ? Ok, c'est vrai...), mais là, je me sentais un peu trop engoncée, trop à l'étroit, alors que moi pour marcher, il me faut de l'amplitude ! C'est fou comme c'est compliqué l'art de la couche ! Juste une de plus et plus rien ne va... A 17 vêtements, on est bien, à 18, c'est le drame. Bref ! Reprenons.

Ma ballade ! C'était bon, tout illuminé, ça sent Noël, des décos dans les arbres aux gens qui s'entassent dans les centres commerciaux pour faire leurs dernières courses. Et moi, je crois qu'au Canada, je me surprends à l'aimer cette période.

Bref, j'aime cette ville, point. Ça ne s'explique pas, ça se vit. Tout au plus, et comme je suis sympa, je veux bien essayer de vous le décrire.

J'aime sortir de chez moi et passer devant Mac's, y rentrer acheter des cookies à 99 cents le paquet de deux. Je prends les même, toujours, ceux qui te réchauffent le corps et le coeur quand tu plantes tes dents gelées dedans ! Les tous noirs avec les pépites de chocolat blanc. Hier, il n'y en avait plus, là c'est un drame, à chaque fois, c'est comme si on me plantait un poignard dans l'estomac ! Quoi il n'y a plus mes cookies ?! Comment c'est possible ? Qui les a pris ? Depuis que je vis dans un pays d'Amérique du Nord, j'ai tendance à facilement pronompersonnalisé, j'ai l'impression. Faudra que je fasse attention en revenant... Bon, en attendant, revenons à mes cookies ou plutôt à leur absence, la promenade de Bibendum commençait mal... Heureusement, une nouveauté chez Mac's m'a redonné du baume au coeur : le sachet de quatre mini brownies à 99 cents toujours ! L'occasion ou jamais de goûter autre chose, puisque mes cookies chéris m'ont fait faux bon ! Huuuuuuum, je ne fus pas déçue. Il faut penser à alterner maintenant, il faut honorer ces brownies comme il se doit !

Puis j'aime traverser la fac et voir la "baraque à frites" (véridique comme dans Bienvenue chez les Ch'tis), avec Beau Gosse qui travaille dedans. C'est vrai que sans son filet sur les cheveux, il serait sûrement plus sexy mais bon. Puis doit falloir faire abstraction de l'odeur de frites aussi. Mais bon...Puis on continue, on voit la neige, elle crisse sous nos pieds, elle est toute fraîche, on s'y enfonce... Puis Desmarais apparaît, le jeunot, le moderne, fier dressé, il voit la ville, la contemple, la surveille. A l'heure où j'y suis passée hier, il était fatigué un peu. Plus trop de lumières dedans, moins de gens qui grouillent en lui.

Puis après, j'aime passer sur ce pont, ce foutu pont, dont je ne retiens jamais le nom...Contempler le Canal qui commence à être sacrément gelé, se marrer en pensant au moment où on ira faire du patin dessus, puis regarder à droite, ma vue préférée d'Ottawa, celle sur les tours du Parlement et le Château Laurier. Essayer de traverser entre deux voitures et faire des photos floues de nuit avec les décos de Noël qui brillent de mille feux...J'aime longer le parc de la Confédération, me rappeler qu'il y a encore trois mois, on y avait vu des concerts, qu'on était en débardeur et jupe, les cheveux relevés... J'aime admirer ses nouvelles parures, la déco de ses arbres, la neige qui a tout recouvert, comme tout effacé, comme si on repartait de zéro. Nouvelle saison, nouvel habit, nouvelle époque...Je pense que je m'en vais bientôt ou plutôt eux avant, je suis triste, je voudrais ne jamais les quitter...


Puis j'aime me retrouver sur Elgin Street, en face du Elgin Hotel, hyper classe tout en pierre, un peu un mini Château Laurier. Tous les lampadaires de la rue se sont faits habiller pour l'hiver. En bleu. Ils brillent, ils ont l'air fier.

Puis le voilà ! J'aime le voir apparaître paré de ses flocons de lumière. Le but ultime de ma promenade, le Parlement... Fier, il est sagement posé sur sa colline. Il attend on dirait, pépére. Pas chiant le Parlement, tranquille comme l'Emile. Il est magnifique, on a mis le paquet sur lui, sa façade, son parc, tout brille. C'est le Parlement en même temps. C'est l'emblème d'Ottawa, son symbole, sa fierté.

Puis là, je rentre gentiment par Rideau. 45 minutes de ballade, sûrement moins en fait, mais les - 26, on commence à les sentir passer. Le Château Laurier, toujours là, droit et fier comme un as ou comme un bar-tabac... ! Un petit tour par le Rideau Center, le contre commercial d'Ottawa Centre pour se réchauffer les os, le coeur et la tête vont mieux eux, rafraichis et plein d'optimisme !

Là, j'aime repasser devant le Jail Hostel, me rappeler les débuts, quand je n'étais encore qu'une étrangère égarée dans cette ville quadrillée qui me semblait hostile. J'avais peur qu'elle ne m'adopte jamais, maintenant, je ne veux plus qu'elle me laisse partir. Ottawa, à la mort, à la vie !


Puis je passe devant Tabaret, l'ancien, le vieux pavillon, où j'ai la plupart de mes cours. La verte prairie des premiers jours, où l'on faisait des siestes au soleil, a laissé place à une étendue toute blanche. Un chien s'amuse avec son maître, même au Canada, les chiens deviennent fous avec la neige. Je pense à Ulane, elle s'amuserait tant dans ce pays...Canada, Tibet, même combat !

Puis j'aime rentrer chez moi, mettre mes photos sur mon Laptop, m'apercevoir qu'elles sont toutes floues, me dire que c'est pas grave que tout est là, gravé dans ma mémoire. Puis que, quand même, c'est un peu bête pour vous, mais tant pis, je pourrai toujours vous raconter...

Enfin, j'aime plonger dans mon bain bouillant, on n'est jamais trop prudents, l'hypothermie n'est jamais loin dans ce pays !

Ça c'est Ottawa la Glaciale. Ottawa sous la neige, la nuit, le froid. Mais il y a quelques semaines, c'était Ottawa la Magnifique, tour à tour rouge, orange, jaune... Ottawa d'automne.

C'est pour ça que j'aime cette ville (et plus largement ce pays), elle est variée, multiple, revêtant tour à tour plusieurs visages...

Maintenant, petite balade beaucoup plus en vrac, au hasard des photos de la ville qui me plaisent...

La fameuse vue que j'aime tant de ce fameux pont dont le nom m'échappe toujours, sur Laurier Street.

Vue de la tour du Parlement. La plus belle vue sur la ville. La rivière des Outaouais, qui serpente gentiment... De l'autre côté du pont, Gatineau, le Québec, Ottawa est un carrefour.


L'intérieur du Parlement...

Le musée des civilisations, réputé pour être génial, la vue du sommet toujours...

... encore...

... la même chose avec les premières neiges déjà...

... la capitale qui s'étend...

... à perte de vue...

... et l'Ottawa river qui serpente, encore et toujours...


... Ottawa, c'est ça ! Un mélange inextricable d'anciens et nouveaux, d'édifices gouvernementaux et de buildings d'affaire... J'adore ce style. C'est à la fois un bazar sans nom et en même temps c'est très au carré, très bien tenu.

La chambre des Communes (notre Assemblée Nationale)

Le Sénat...
Le Parlement de jour déjà avec les premières neiges à la mi-octobre. Et toujours ce ciel bleu...



Le Chateau Laurier.
Big Ben, tour parlementaire ! Les points de vue précédent est pris de tout en haut de cette tour, juste au dessus de l'horloge.

Encore et toujours... Fier...
Le mélange des genres sus-mentionné...

Les cinq écluses sur le canal Rideau qui font l'admiration des touristes. En fait, quand on connait Béziers encore une fois, c'est assez drôle... Surtout qu'il fonctionne pas trop leur système, ils restent un peu coincés deux plombes les bateaux...
Ces couleurs ! Mais déjà le fin, sur cette photo !






Ottawa en mode automne... Il faut le voir une fois dans sa vie l'automne canadien... Juste pour les couleurs... Awesome ! Y'a pas d'autres mots !

Comme dans les films... Tu as l'impression que tu vas mourir dans ces bus, pas d'amortissseurs, pas de ceintures. Pour le coup, on se croirait un peu en Amérique latine !


Le monument aux morts, commémorant les deux guerres mondiales. Véritablement dingue, impressionant, émouvant. Ici, le souvenir des deux Guerres est encore très fort. Faut dire qu'elle leur a coûté cher en hommes et pour une reconnaissance plus que minime. Tout le monde salue "le brave soldat ricain qu'est venu se faire tuer loin de chez lui", mais le rôle des Canadiens dans le Débarquement, on le connaît moins. Quant à la première guerre mondiale, j'aimerais savoir combien ont appris à l'école que les Canadiens y ont participé.
Un sujet sensible pour eux...

Voilà, en très très gros et en quelques photos seulement, Ottawa. Evidemment, c'est inexplicable comme toute cette expérience, ça se vit seulement. Je voulais simplement essayer de vous transmettre des bribes de cette ville, ma ville, ma vie.

Je vous aime, vous me manquez, mais je ne veux pas rentrer...

Prenez soin de vous, tous...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Et mon droit à l'image alors? J'ai du être "maîtresse d'école" dans une autre vie pour être aussi fascinée par tout ce qui se rapporte à l'école! Non?ingstrat

Tournemine! a dit…

Ohlala, j'avoue, c'est très beau, tropµ? Y a pas un peu de photoshop derrière tout ça, toutes ces couleurs!? non je plaisante, c'est du nature du vrai je sens l'automne devant mon écran. Mais dans une semaine, c'est la neige sous mes pieds et mes poils de nez se geler à chaque sortie que je vais sentir!! A très vite colokette!! ;-)